Les Déesses-Mères

Les Déesses-Mères

« Bon sang, mais c’est bien sûr ! », disait le commissaire Bourrel… Lorsque je me suis penchée sur le masochisme coté intello, j’ai cherché à lire les auteurs célèbres qui en parlaient. Je suis tombée sur Theodor Reik, célèbre psychanalyste et psychiatre, deuxième derrière le non moins célèbre Sigmund Freud. Et voici comment il nous parle du masochisme, il identifie les déesses païennes, belles et terrorisantes, comme étant celles devant lesquelles les fidèles se prosternaient, et auxquelles ils obéissaient, à la Dominatrice d’aujourd’hui. Il écrit  : « Elles sont la personnification de la « Beauté » et de la « Terreur », pour le masochiste moderne, la femme qui tourmente a le même charme que ces idoles. Elle est l’Astarté des temps modernes ». (Astarté : déesse phénicienne de la destruction) Donc Theodor identifie bien ces déesses et notamment Astarté, l’une des plus cruelles, à la femme qui tourmente aujourd’hui dans les donjons. Athéna : déesse vierge qui ne connaît pas d’aventures. Elle gicle de la tête de Zeus, brandissant en armure de guerrière sa lance et son bouclier. Elle est la protectrice d’Athènes. Elle est déesse de la guerre, de la pensée, des armes et de la sagesse. Masoch, lui, fantasmait sur Isis l’égyptienne, la Grande Déesse par excellence. « Je me représente la femme comme la personnification de la nature, la déesse Isis et l’homme comme son prêtre et son esclave. J’ai reconnu en elle la cruauté analogue à celle de la nature… » (Leopold von Sacher-Masoch, la Vénus à la fourrure, introduction Gilles Deleuze dans Présentation de Sacher-Masoch, le froid et le cruel avec le texte...
L’homme et sa part féminine

L’homme et sa part féminine

Oublions pour un temps le constat de Nietzsche : l’homme naît « chameau », assujetti aux horizons du « on », car il porte passivement le lourd fardeau des valeurs, des opinions et des jugements inculqués dès l’enfance. Il devra se métamorphoser en lion, combattre, puis redevenir enfant pour être libre et présentable. Mais reprenons la philosophie des Maîtresses : l’homme descend du singe. La dominatrice descend de l’Olympe. Elle est venue mettre de l’ordre là où le patriarcat avait fait de la femme une esclave. Certaines se sont libérées du joug. On les a bien connues, les rebelles : la Roxane du Bajazet de Racine, la Dalila, la Judith, la Catherine II de Russie que l’on appelait Catherine Le Grand. Mais il y a encore du boulot et nous devons lutter pour les plus faibles. Le mâle s’est tout de suite armé d’un glaive pour faire la guerre… Paré d’attributs phalliques, Tandis que la femme privilégie les valeurs maternelles, l’homme  est dans la chasse, la conquête, le pouvoir, l’emprise et la destruction. Il parait qu’il aurait des problèmes avec son  autre moi, sa part féminine ! Élisabeth Badinter prétend que devenir un homme accompli passe par changer les couches des enfants et donner le biberon. Erreur, la nidification n’est pas du tout leur truc !  Non, chez eux, la part féminine refoulée est celle de la putain et de la souillon. Nous, dominatrices pensons obliger ce « saigneur » de guerre à se travestir en bonniche pour effectuer tous les travaux ménagers, le repassage entre autres, et l’envoyer tapiner, fringuée en catin, pour ramener l’argent du ménage. Alors à son tour la dominatrice deviendra : « Cette femme au corps...