Un bien étrange godemiché

Un bien étrange godemiché

Pour remédier à la mort de la libido des veuves,  Mark Sturkenboom a conçu une bien étrange vanity case… Nommée 21 grammes,  elle s’ouvre avec un clef en laiton plaquée or et suspendue au collier de la veuve. A l’intérieur de cette surprenante mallette il y a un godemiché contenant une urne dans laquelle se trouvent 21 grammes des cendres du défunt, avoisine un diffuseur du parfum de ces cendres et un iPhone pour diffuser la musique. Tout est imaginé par l’artiste afin de faire revivre à la veuve les meilleurs moments de son intimité...
L’homme et sa part féminine

L’homme et sa part féminine

Oublions pour un temps le constat de Nietzsche : l’homme naît « chameau », assujetti aux horizons du « on », car il porte passivement le lourd fardeau des valeurs, des opinions et des jugements inculqués dès l’enfance. Il devra se métamorphoser en lion, combattre, puis redevenir enfant pour être libre et présentable. Mais reprenons la philosophie des Maîtresses : l’homme descend du singe. La dominatrice descend de l’Olympe. Elle est venue mettre de l’ordre là où le patriarcat avait fait de la femme une esclave. Certaines se sont libérées du joug. On les a bien connues, les rebelles : la Roxane du Bajazet de Racine, la Dalila, la Judith, la Catherine II de Russie que l’on appelait Catherine Le Grand. Mais il y a encore du boulot et nous devons lutter pour les plus faibles. Le mâle s’est tout de suite armé d’un glaive pour faire la guerre… Paré d’attributs phalliques, Tandis que la femme privilégie les valeurs maternelles, l’homme  est dans la chasse, la conquête, le pouvoir, l’emprise et la destruction. Il parait qu’il aurait des problèmes avec son  autre moi, sa part féminine ! Élisabeth Badinter prétend que devenir un homme accompli passe par changer les couches des enfants et donner le biberon. Erreur, la nidification n’est pas du tout leur truc !  Non, chez eux, la part féminine refoulée est celle de la putain et de la souillon. Nous, dominatrices pensons obliger ce « saigneur » de guerre à se travestir en bonniche pour effectuer tous les travaux ménagers, le repassage entre autres, et l’envoyer tapiner, fringuée en catin, pour ramener l’argent du ménage. Alors à son tour la dominatrice deviendra : « Cette femme au corps...

Bondage Fetters

Bondage Fetters www.fetters.co.uk Ma folie pour cette maison se déclenche lors de ma première visite chez eux. Je frappe à la porte de Jim Stewart, cet homme de théâtre qui, afin de réaliser ses rêves, avait commencé à créer les objets de la folie peu ordinaire. Je découvre tous les instruments de contrainte que notre civilisation a utilisés dans le but de châtier les condamnés, ou de contenir la folie. Des menottes, des colliers de fer copiés à l’identique sur ceux que portaient les galériens et les bagnards, les esclaves noirs. On les retrouve sur une toile de Goya, « Le petit prisonnier ». Mon regard est attiré par une cage à forme humaine inspirée par la Vierge de Nuremberg. J’aperçois de vraies camisoles psychiatriques en toile, d’autres en cuir, doublées de cuir ou de latex. Toutes sont renforcées. Une invraisemblable collection de cagoules orne les murs. Je n’en ai jamais trouvées de cette qualité. Elles sont doublées d’un cuir souple et elles sont travaillées à la manière des gants de boxe. Les artisans anglais spécialisés qui les fabriquent, sont réputés dans le monde entier. C’est avec eux que Jim a appris à travailler le cuir. J’en essaie une. Je suis isolée. Silence, je suis illuminée. À l’heure où j’écris, Fetters est devenu au bondage, ce qu’Hermès est à la maroquinerie. C’est John qui a développé commercialement Fetters et Jim en est resté le designer. Les fous de bondage du monde entier sont fanatique de Fetters...

Men in black 2

 *  »Men in black 2 » : Truffé de clins d’œil à la psychanalyse et de scènes de captures. Les personnages sont tour à tour « enserrés », « encordés », « enpieuvrés », « enserpentés », suspendus, pris dans tous les pièges possibles. Dès le début du film on est dans le bain. Car Serleena n’est autre que Méduse la pétrifiante, la castratrice. Elle est serpent quand elle arrive sur la planète. Durant sa transformation elle est entourée, recouverte de serpents. Au bout de ses doigts elle restera armée de tentacules de pieuvre rétractables. Elle feuillette un catalogue de lingerie sexy, elle se transforme en femme fatale. Elle se fait attaquer. Et elle dévore son assaillant. Certes, il n’a pas cherché ce retour au ventre maternel dont parle Otto Rank, mais il y est bel et bien. Serleena enceinte de l’homme dévoré. Le temps qu’elle digère et il retombera dans le néant. Jeff le ver métrophage serait peut-être la représentation du gros poisson de Jonas - Le livre de Jonas. En tous cas Serleena procède à des interrogatoires musclés. Elle veut retrouver la lumière de Zarka. Elle ligote et « enserpente ». Toute « encuirée », elle suspend d’une main le gérant de la pizza. Elle ligote à la corde Franck le carlin extraterrestre. Le patron de la station c’est Z. Les men in black sont J. et K, l’autre. Serleena est avalée par Jeff le ver métrophage. Prisonnière, elle s’y repose, elle y puise à nouveau des forces. Les aquariums où elle emprisonne et plonge des serpents qui enserrent les victimes. La chaise à « dé-neuroliser » le...