Blandine ma bonne

J’ai voyagé avec Maîtresse Alexandra. J’ai souvent partagé sa vie. Nous avons participé à des soirées fétichistes internationales : Europerve Amsterdam, Dressing for pleasure New-York, Ball Bizarr Düsseldorf, Rubber ball à Londres. Lors de ces voyages, nous partagions les chambres d’hôtel. J’ai connu ses secrets, écouté ses confidences.   Alexandra avait une patience sans limite. Patience que je n’avais pas. Sans relâche et par dizaines, elle prenait à l’essai des hommes bonniches, des bricoleurs.   Elle avait l’art de finir par dégotter les perles rares. Lorsqu’Alexandra tombe gravement malade, hospitalisée, elle s’inquiète pour ses esclaves : — Blandine va être perdue, puis-je te la confier ? Au début je réalise, qu’après la mort d’Alexandra,  Blandine a besoin de vivre une période de deuil. Je la laisse un temps. Puis Je me décide. Je propose à Blandine de faire un essai à mon service. L’essai est concluant. Soubrette et bricoleur, Blandine travaille dans le bâtiment dans la vraie vie. Blandine est enfin la perle rare tant attendue. Elle vient d’une famille modeste : sa mère travaillait comme bonne chez des bourges. Enfant, Blandine accompagnait parfois sa maman au travail. Très vite, le petit garçon a flashé sur ces femmes hiératiques qui dirigeaient sa mère.      Lorsque Blandine parle de ces femmes elle les décrit : — Elles étaient grandes. Elles se tenaient droites. Elles étaient fières comme un guerrier vainqueur ! Rigides, elles sifflaient des ordres en plissant dédaigneusement les lèvres. Leurs mains étaient des pattes de carnassières aux griffes pourpres, noueuses comme des cordes, de vraies coupe couilles. C’est en les scrutant que j’ai eu mes premiers émois érotiques, en m’imaginant être la servante de ces femmes.

Je surveille de près la santé de Blandine elle passe régulièrement à la visite médicale