L’Homme et le Féminin

Oublions pour un temps le constat de Nietzsche : l’homme naît« chameau », assujetti aux horizons du « on », car il porte passivement le lourd fardeau des valeurs, des opinions et des jugements inculqués dès l’enfance. Il devra se métamorphoser en lion, combattre, puis redevenir enfant pour être libre et présentable.
Mais reprenons la philosophie des Maîtresses : l’homme descend du singe. La dominatrice descend de l’Olympe. Elle est venue mettre de l’ordre là où le patriarcat avait fait de la femme une esclave. Certaines se sont libérées du joug. On les a bien connues les rebelles : la Roxane du Bajazet de Racine, la Dalila, la Judith, la Catherine II de Russie que l’on appelait Catherine Le Grand.
Mais il y a encore du boulot et nous devons lutter pour les plus faibles. Le mâle s’est tout de suite armé d’un glaive pour faire la guerre… Paré d’attributs phalliques, Tandis que la femme privilégie les valeurs maternelles, l’homme  est dans la chasse, la conquête, le pouvoir, l’emprise et la destruction. Il parait qu’il aurait des problèmes avec son autre moi, sa part féminine !

 

 

Élisabeth Badinter[1] prétend que devenir un homme accompli passe par changer les couches des enfants et donner le biberon. Erreur, la nidification n’est pas du tout leur truc !  Non, chez eux, la part féminine refoulée est celle de la putain et de la souillon.
Nous, dominatrices pensons obliger ce « saigneur » de guerre à se travestir en bonniche pour effectuer tous les travaux ménagers, le repassage entre autres, et l’envoyer tapiner, fringuée en catin, pour ramener l’argent du ménage.
Alors à son tour la dominatrice deviendra : « Cette femme au corps de tigresse, adorée de l’homme, qu’elle le tourmente ou l’humilie [2]».
1. Élisabeth Badinter X et Y -  L’homme réconcilié
2. Leopold von Sacher-Masoch

 

 

Crédit photo Philippe Guénin