Les bonniches sont souvent des branleuses

Une bonniche, libre,
qui obéit à la discipline, quelle perle rare !
regardez bien, celle-ci est une branleuse

 

À chaque fois que j’essayais une future employée de maison mâle, elle arrivait, commençait par passer des heures devant un miroir à se maquiller, se perruquer et s’habiller en soubrette. Si j’avais accepté, elles m’auraient même demandé de faire le job. C’est-à-dire de leur servir d’esthéticienne et d’habilleuse, du boulot quoi ! On aurait osé espérer qu’en portant l’uniforme de leur condition, ces chiennes auraient enfin fini par bosser. Nenni, elles se tortillaient devant la glace plus souvent qu’elles ne travaillaient. De temps en temps, elles déplaçaient un objet pour finalement le remettre à la place initiale. Toutes les candidates jouaient les grandes zélées sans rien foutre comme par provocation. Il eût fallu s’émerveiller sur le travail bien fait. Etre perchée sur des talons-aiguilles vertigineux, enlatexée, le fouet à la main pour leur faire passer l’aspirateur pendant un temps infini. La réalité est qu’ils ne sont pas au boulot, mais en transes. Je suis moi le metteur en scène de leur état de baladin pervers. En lieu et place d’un travail manuel que j’aurais pu effectuer en dix minutes, j’effectue un exercice qui occupe bêtement ma cervelle. Tout a changé depuis que j’ai récupéré Blandine.