Men in black 2

menII *  »Men in black 2 » : Truffé de clins d’œil à la psychanalyse et de scènes de captures. Les personnages sont tour à tour « enserrés », « encordés », « enpieuvrés », « enserpentés », suspendus, pris dans tous les pièges possibles. Dès le début du film on est dans le bain. Car Serleena n’est autre que Méduse Méduse la pétrifiante, la castratrice. Elle est serpent quand elle arrive sur la planète. Durant sa transformation elle est entourée, recouverte de serpents. Au bout de ses doigts elle restera armée de tentacules de pieuvre rétractables. Elle feuillette un catalogue de lingerie sexy, elle se transforme en femme fatale. Elle se fait attaquer. Et elle dévore son assaillant. Certes, il n’a pas cherché ce retour au ventre maternel dont parle Otto Rank, mais il y est bel et bien. Serleena enceinte de l’homme dévoré. Le temps qu’elle digère et il retombera dans le néant. Jeff le ver metrophage serait peut-être la représentation du gros poisson de Jonas - Le livre de Jonas. En tous cas Serleena procède à des interrogatoires musclés. Elle veut retrouver la lumière de Zarka. Elle ligote et « enserpente ». Toute « encuirée », elle suspend d’une main le gérant de la pizza. Elle ligote à la corde Franck le carlin extra terrestre. Le patron de la station c’est Z. Les men in black sont J. et k, l’autre. Serleena est avalée par Jeff le ver metrophage. Prisonnière, elle s’y repose elle y puise à nouveau des forces. Les aquariums où elle emprisonne et plonge des serpents qui enserrent les victimes. La chaise à « dé- neuroliser » le visage est enserré par des plaques d’acier, les bras emprisonnés sur les bras de la chaise. K. est complètement immobilisé. On retrouve des chaises semblables dans l’univers bdsm. La pieuvre, le serpent qui emprisonnent les corps semblent faire partie d’un imaginaire collectif. On retrouve la pieuvre emprisonnant les corps chez de nombreux artistes. Par exemple Dorian Cleavenger Dorian Cleavenger sur Secret Magazine N°31. Au Japon, de multiples illustrations dans le livre d’Agnès Giard au chapitre  »Monstres et tentacules » : Les étreintes de l’horreur »

 

10 Commentaires

  1. Merci pour toutes ces infos, voici une bonne lecture. J’ai appris différentes choses en vous lisant, merci à vous. Bonne journée à tout le monde ! Fabienne Huillet neonmag.fr

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    • Merci beaucoup, j’ai manqué de temps mais je vais désormais écrire régulièrement à très vite

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  2. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

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    • Merci Elsa, je suis très heureuse que les femmes aiment aussi mes pensées et comprennent mon analyse de certains films amicalement

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  3. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

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  4. Au début de l’ article c’est pas mal effectivement, ensuite je suis un peu perdu (voir septique) vers la fin, peut être que vous pouvez m’ éclairer ? Marc étudiant / président de l’association Seo-Rennes

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    • Je vous conseille le livre d’Agnès Giard  »L’imaginaire érotique au Japon » elle en parle si bien, cordialement

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  5. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

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  6. Cette fois encore un billet très instructif. Merci ne serait-ce que d’avoir écris ces quelques mots. Au plaisir de lire le prochain billet . Annick de http://www.seo-rennes.org/

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    • Bonjour Annick, le prochain billet dès que je trouve le temps, passez de bonnes vacances amicalement

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