La bête

La bête

Fascinée par King-Kong King-Kong-And-Anne-2005-king-kong-2793890-500-281 Je l’ai été par la poésie et le merveilleux de ce film. Jeux de pouvoir, la « Belle et la Bête » la bête protectrice et soumise devant le charme de sa proie. King Kong sur une île peuplée d’indigènes devenus extatiques et monstrueux (la cause le pétrole. clin doeil à la lutte contre la polution) Les indigènes sacrifient la Belle à la Bête comme une offrande à leur idole, leur Dieu… Puis à la fin la Belle protège la Bête au péril de sa vie, en vain… Une leçon d’humanité à ceux qui sacrifient ou qui exploitent les animaux. C’est un lien passionnel que les détails de la mise en scène permettent, et l’exacerbent, car là les trucages sont au service de l’émotion! La bête exerce fascination sur le spectateur. en particulier dans la dernière partie du film présentant, et c’est libératoire. L’anthropomorphisme est à son paroxysme, la bête a des sentiments, des réactions, un comportement, HUMAINS. Cette fascination ne s’articule pas que sur le gigantisme, la monstruosité, la dangerosité potentielle de la bête. Elle se révolte, chacun frissonne en l’imaginant capable du pire. or, du fond de sa douleur, de sa révolte, la bête n’a qu’un objectif: retrouver cette « Belle », qui est sienne. La bête brave tous les dangers pour partager des instants fragiles et apocalyptiques, d’intimité avec sa belle. Il pourrait l’avaler, l’écraser, il la contemple, il l’aime, il est dans la  325087fascination. Elle devient sa déesse. Il protège sa déesse. Ses yeux sont pleins d’amour, ce n’est pas de la lubricité, la sexualité entre ces deux êtres est impossible, elle ne peut être que fantasmée par le spectateur, qui prête ce fantasme à la bête. La bête devient maternelle, de sa main, elle forme un nid, une protection quasi fœtale pour que son « trésor » y soit en sécurité. la jeune fille le sent. elle s’y abandonne. Elle a compris que la bête n’est qu’amour et que la monstruosité vient des hélicoptères, des sirènes de police qui hurlent en bas des buildings. Cette cacophonie prédit la fin tragique de la bête, qui, devenue « humaine », fait basculer le spectateur dans l’identification. la destruction de ce lien pur et passionné, par l’aveuglement collectif, devient notre drame. Un jour chacun de nous été rendu monstrueux par l’humiliation, s’est vu arracher ce qui le tenait en vie: King Kong résume à lui seul les fragments de tragédie de nos enfances. Et qui n’aurait rêvé alors de survoler la ville dans la main de ce géant invincible, devenu notre garde du corps personnel, une mère toute puissante ? Hélas le rêve se brise, le monde des adultes recadre tout, la norme et les lois, car l’amour entre la belle et la bête doit rester scellé. Alors pourquoi cet article me direz vous ? Il est évident que le masochiste cherche l’espace d’un instant la protection fœtale, le retour au ventre maternel qui le protège des affres de la vie. Un moment de repos, de lâché prise. La bête représente la mère toute puissante.

2 Commentaires

  1. j’aime beaucoup votre commentaire, très bien écrit et tellement éclairant
    Je suis admiratif
    Un admirateur soumis

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    • Merci, cela serait sympa de venir régulièrement m’encourager bon week end

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