Bondage Fetters

Bondage Fetters www.fetters.co.uk Ma folie pour cette maison se déclenche lors de ma première visite chez eux. Je frappe à la porte de Jim Stewart, cet homme de théâtre qui, afin de réaliser ses rêves, avait commencé à créer les objets de la folie peu ordinaire. Je découvre tous les instruments de contrainte que notre civilisation a utilisés dans le but de châtier les condamnés, ou de contenir la folie. Des menottes, des colliers de fer copiés à l’identique sur ceux que portaient les galériens et les bagnards, les esclaves noirs. On les retrouve sur une toile de Goya, « Le petit prisonnier ». Mon regard est attiré par une cage à forme humaine inspirée par la Vierge de Nuremberg. J’aperçois de vraies camisoles psychiatriques en toile, d’autres en cuir, doublées de cuir ou de latex. Toutes sont renforcées. Une invraisemblable collection de cagoules orne les murs. Je n’en ai jamais trouvées de cette qualité. Elles sont doublées d’un cuir souple et elles sont travaillées à la manière des gants de boxe. Les artisans anglais spécialisés qui les fabriquent, sont réputés dans le monde entier. C’est avec eux que Jim a appris à travailler le cuir. J’en essaie une. Je suis isolée. Silence, je suis illuminée. À l’heure où j’écris, Fetters est devenu au bondage, ce qu’Hermès est à la maroquinerie. C’est John qui a développé commercialement Fetters et Jim en est resté le designer. Les fous de bondage du monde entier sont fanatique de Fetters...